Pour tout ce que tu m’as appris

pour-ce-queIl  m’est arrivé de par le passé de l’évoquer dans les «Années rouges» (Casbah/Editions 2000) et «Lettres à Neyla-Mériem» (Dalimen/Editions 2011).
Lorsqu’elle prit connaissance des passages la concernant, elle me dit avec la modestie et la pudeur qui la caractérisaient : «Merci ma grande, mais je n’aime pas qu’on parle de moi». Elle c’est ma mère. Je suis heureuse de l’avoir fait. Pourtant, cela m’a paru insuffisant. Et c’est ainsi que l’écriture de ce récit s’est imposée à moi. Avec cette importante précision : cet ouvrage n’est pas mien. Il reflète les sentiments de ma sœur, de mes belles-sœurs, de tous ses petits-enfants à l’égard de la femme exceptionnelle que fut notre mère, belle-mère et grand-mère.

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Il ne s’agit pas seulement de rendre hommage à son courage, à son abnégation, mais également de dire comme l’écrivain Malek Haddad au moment où l’on mettait sous terre sa mère : «On est orphelin de sa mère même si l’on a franchi la cinquantaine».
Ces propos ont été rapportés par l’écrivain Youcef Merahi dans une de ses chroniques parue dans «Le Soir d’Algérie».

Leïla Aslaoui-Hemmadi est née à Alger. Licenciée en droit et diplômée de l’institut d’études politiques. Après une longue carrière dans la magistrature où elle occupa différentes fonctions au tribunal, à la cour d’appel d’Alger, puis à la Cour suprême, elle fut appelée au cabinet de M. Ali Benflis, ministre de la Justice (1989-1991) en qualité de conseiller. Elle fut nommée ministre de la Jeunesse et des Sports dans le gouvernement de Sid-Ahmed Ghozali (juin 91-juillet 92). Chargée de mission auprès de M. Réda Malek en 1994. Secrétaire d’Etat à la Solidarité nationale et à la famille en avril 1994 dans le gouvernement de M. Sifi. Poste dont elle démissionne en septembre 1994 pour marquer son désaccord aux pourparlers entre le pouvoir en place et l’ex-Front islamique du salut, officiellement dissous. Son époux, le Docteur Mohamed Réda Aslaoui, fut assassiné par le terrorisme islamiste le 17 octobre 1994 à l’intérieur de son cabinet dentaire. Son combat aujourd’hui est de dénoncer la charte dite de «réconciliation  nationale» que l’auteur appelle «Loi de l’impunité» pour dire non à l’oubli et non au pardon accordé à des criminels qui n’ont même pas été jugés. Après une trilogie sur la justice (1984-1990) Leïla Aslaoui-Hemmadi est l’auteur de plusieurs ouvrages : des essais, des nouvelles et des romans, ainsi que de nombreuses chroniques politiques publiées dans «Le Soir d’Algérie».

Auteur : Leïla Aslaoui-Hemmadi
Octobre 2013
ISBN : 978-9947-63-006-8

 

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